jeudi 4 juillet 2013

Mosaïcultures Internationales 2013 (Montréal - 27 juin 2013)

Publié le 28 juin 2013 à 08h39 | Mis à jour le 28 juin 2013 à 08h39

Le monde enchanté des mosaïcultures
  • Le circuit s’échelonne sur 2,2 km et il faut compter environ deux heures pour profiter pleinement de la visite. (Photo Robert Skinner, La Presse) 
      • e public sera émerveillé par les créations des employés des Mosaïcultures de Montréal, dont l’œuvre L’homme qui plantait des arbres. (Photo Robert Skinner, La Presse)

    • Plusieurs sculptures animales sont dotées d’yeux en résine de synthèse qui leur donnent une vitalité étonnante. (Photo Robert Skinner, La Presse)
    • Des quatre expositions internationales de mosaïcultures tenues jusqu’à maintenant, il s’agit de la première à avoir lieu dans un jardin botanique. (Photo Robert Skinner, La Presse)




    Pierre Gingras
    La Presse
    Le Jardin botanique accueille cet été la plus importante exposition d'art horticole à ce jour dans le monde, tant par son ampleur que par la complexité des sculptures, dont les plus colossales exigent presque de l'escalade pour leur entretien. Visite.

    Autour du thème «Terre d'espérance», une cinquantaine d'oeuvres regroupant 215 pièces aux textures et coloris spectaculaires peuvent être admirées au Jardin botanique. Plusieurs sculptures animales sont dotées d'yeux en résine de synthèse qui leur donnent une vitalité étonnante, une suggestion de l'artiste réputé et engagé Frédéric Back.
    Présidente du Comité international de mosaïculture et directrice générale de Mosaïcultures internationales Montréal 2013, l'architecte-paysagiste Lise Cormier est fière du travail accompli et de l'équipe de plus de 300 collaborateurs qui a bravé les intempéries au propre comme au figuré. «Imaginez, la confirmation de notre financement est arrivée en avril 2012. Il a fallu ensuite convaincre nos participants internationaux malgré la récession et la morosité économique, créer les sculptures, faire pousser et planter 3 millions de végétaux, prévoir des systèmes d'irrigation et monter les oeuvres en dépit des conditions climatiques souvent difficiles. La réalisation de cette exposition tient un peu du miracle», dit celle qui tient la baguette magique et qui est à l'origine du concept des mosaïcultures internationales, dont la première présentation a eu lieu en 2000 à Montréal.
    Depuis 10 ans, la société qu'elle dirige a reçu plus de 4000 courriels venus de tous les continents réclamant la tenue d'une nouvelle exposition à Montréal. Des sondages ont aussi indiqué que les Américains étaient prêts à payer le prix fort pour visiter les lieux. Une vingtaine de pays et de nombreuses villes, dont plusieurs ont envoyé leur personnel sur place, participent à l'exposition, qui est aussi une compétition internationale. L'organisation attend 1 million de visiteurs jusqu'à la fin septembre.
    Des quatre expositions internationales de mosaïcultures tenues jusqu'à maintenant, il s'agit de la première à avoir lieu dans un jardin botanique, une occasion pour les visiteurs du Québec de redécouvrir ce musée vivant considéré comme l'un des plus beaux au monde.
    Des oeuvres magistrales
    Le circuit s'échelonne sur 2,2 km et il faut compter environ deux heures pour profiter pleinement de sa visite. Le forfait de base permet d'ailleurs deux entrées au cours de l'été. Certaines structures sont remarquables. Imaginez un arbre de 16 mètres, soit la hauteur d'un immeuble de six étages, qui abrite une soixantaine d'oiseaux et d'amphibiens disparus ou menacés d'extinction, des bêtes aux parures végétales magnifiques. Les horticulteurs ont même suivi un bref cours d'escalade pour gravir la structure afin d'entretenir les plantes.
    Autres oeuvres magistrales entièrement réalisées par des équipes de Chine, Une histoire vraie, de Shanghai, qui illustre le récit d'une femme morte noyée dans les années 80 en allant à la recherche de grues blessées et Plantation de platanes pour attirer le Phénix de la capitale Pékin.
    Le public sera aussi émerveillé par les créations des employés des Mosaïcultures de Montréal: Esprits de la forêt, Terre mère et L'homme qui plantait des arbres, inspirée du film de Frédéric Back.
    La magicienne
    Lise Cormier se souvient parfaitement de la scène. En visite en 1998 à Harbin, en Chine, pour discuter d'une exposition de sculptures de glace, elle réalise que la ville est parsemée d'innombrables mosaïcultures toutes plus étonnantes les unes que les autres. «Au lieu d'organiser une exposition de sculptures qui fondent en une semaine, pourquoi ne pas fabriquer des mosaïcultures qui sont spectaculaires des mois durant?» se dit-elle. L'idée germe rapidement. C'est sous sa direction que naît la magie. En 2000, 2001 et 2003, les grandes sculptures métalliques recouvertes de plantes séduisent le public montréalais et étranger: les trois expositions ont accueilli pas moins de 2,5 millions de visiteurs. Elle a aussi dirigé les expositions internationales de Shanghai, celle de Hamamatsu au Japon, en plus de participer activement aux mosaïcultures d'Atlanta qui ont lieu présentement.
     
    Mosaïcultures internationales de Montréal 2013 Jusqu'au 29 septembre au Jardin botanique de Montréal Prix: le tarif de base est de 25$ pour deux visites. Le tarif familial (pour deux adultes et trois enfants de 5 à 17 ans) a été fixé à 70$ pour deux visites.

    Express des Rocheuses (Imax)

    L’Express des Rocheuses


    L’Express des Rocheuses

    En voiture! Prenez place à bord de L’Express des Rocheuses et partez vivre une aventure cinématographique IMAXMD, offerte par le cinéaste canadien primé, Stephen Low.
    Voyez défiler devant vos yeux les paysages à couper le souffle des Rocheuses et soyez témoin de l’histoire de la construction du premier chemin de fer transcontinental au Canada, laquelle semblait impossible compte tenu des innombrables obstacles qui ont dû être surmontés. Vous n’oublierez jamais les images d’archives, les grisantes scènes aériennes et toutes celles qui vous feront vivre un spectaculaire voyage dans l’Empress, cette emblématique locomotive à vapeur du Chemin de fer Canadien Pacifique.
    L'Express des Rocheuses - Meilleur film L'Express des Rocheuses - Meilleure cinématographie
    http://www.civilisations.ca/event/lexpress-des-rocheuses/

    Resto de Mtl à Tor

    Montréal : Communion (dans le vieux port)
    135 Rue de la Commune Ouest  Montréal, QC H2Y 2V2
    (514) 937-6555
    http://restaurantcommunion.com/

    Ottawa: La Roma (italien dans Little Italy)
    430 Preston St  Ottawa, ON K1S 4N4
    (613) 234-8244
    http://laromaottawa.com/

    Toronto: Chiado (excellent poisson - resto portugais proche de Little Italy)
    864 College St  Toronto, ON M6H 1A3
    (416) 538-1910
    http://www.chiadorestaurant.com/

    lundi 4 mars 2013

    Exposition Chagall (4 mars 2013 - Paris)


    Chagall, entre guerre et paix

    Deux guerres mondiales, une révolution russe, des exils solitaires, l'aveu des pogroms : la très longue vie et l'abondante œuvre de Marc Chagall furent remplies de heurts, de mouvements tragiques et de résilience réactive. Souvent occulté par une imagerie de fantaisie rêveuse et naïve, le style du maître russe méritait bien un dépoussiérage tel que le propose cette très belle exposition, qui suit la ligne d'un Chagall tout au long des heures sombres du XXe siècle. Une rétrospective qui présente ses beaux dessins nés de la guerre, ses peintures offrant les visages résignés du peuple juif en exode ou encore ses si nombreuses crucifixions. On découvre là un homme pudique, vivant, amoureux et sombre, qui avoue les blessures de sa propre histoire comme celles de son époque, en grand créateur…
    Laurent Boudier

    dimanche 3 mars 2013

    vendredi 15 février 2013

    Vancouver (10-12 février 2013)

    Resto
    Sura (Coréen) 1518 Robson Street
    Blue Water Cafe (Poisson) 1095 Hamilton St. (dans quartier YaleTown)

    Hôtel = Empire Landmark

    lundi 10 décembre 2012

    Frida & Diego: Passion, Politics and Painting (AGO in Toronto) (9 décembre 2012)

    October 16, 2012 - The Globe and Mail

    Frida Kahlo shares spotlight with Diego Rivera in big AGO show

    By JAMES ADAMS

    Exhibition set to open at Art Gallery of Ontario gives equal billing to both halves of that legendary couple of Mexican art, and reminds us that Rivera was once far more famous



    Hard to believe but there was a time, and it wasn't that long ago, when most of the world knew nothing about the Mexican artist Frida Kahlo, dead now for almost 60 years.
    This would have been in the late 1970s and early 80s. Before, that is, London's Whitechapel Gallery mounted its ground-breaking exhibition of her paintings and the photographs of fellow Mexican Tina Modotti in 1982. Before the 1983 publication of Hayden Herrera's best-selling Frida: The Biography of Frida Kahlo . Before Madonna paid more than $1-million (U.S.) for Kahlo's 1940 Self-portrait with Monkey. Before 2005 when the Kahlo estate authorized the production of three brands of Frida Kahlo tequila. Before Salma Hayek got her only Oscar nomination for her 2002 portrayal of Kahlo, before ... well, before Frida Kahlo became FRIDA.
    The notion that anything associated with Magdalena Carmen Frieda Kahlo y Calderon is box-office gold gets a particularly Canadian test on Saturday with the opening in Toronto of Frida and Diego: Passion, Politics and Painting, the boffo exhibition for the Art Gallery of Ontario's fall season. A collaboration with the High Museum of Art in Atlanta, the show presents more than 35 works by Kahlo plus another 45 or so by her husband, Diego Rivera, who died three years after her, in 1957. Also featured are dozens of photographs of (mostly) Kahlo and Rivera by the likes of Modotti, Imogen Cunningham, Lola Alvarez Bravo, Nickolas Muray and Manuel Alvarez Bravo.


    Cognoscenti know the saga of Rivera and Kahlo as a sort of art-world riff on A Star Is Born. Until the onset of the Cold War and the rise of abstract expressionism, pop art, feminism and postmodernist aesthetics, it was Rivera, 21 years Kahlo's senior, who was the big deal – bigger even, some say, than Picasso and the first foreign artist, after Matisse, accorded a solo show, in 1931, at the Museum of Modern Art. "Frida was basically forgotten after her death," observes Carlos Phillips Olmedo, director of the Museo Dolores Olmedo in Mexico City which, as the largest repository of Kahlos and Riveras in the world, has lent 17 Kahlo works and 32 Riveras to the AGO. And she stayed forgotten for almost three decades.
    Certainly Rivera was the more prolific artist, producing in a career spanning some 55 years more than 3,000 works in oil plus the famous murals, in Mexico, Detroit, San Francisco and elsewhere, that remain his main claim to greatness. By contrast Kahlo's output, which began in the late 1920s, was much smaller: Phillips Olmedo says his institution so far has catalogued only 425 works by her. Of these, 150 to 200 are paintings, including an estimated 50 to 60 self-portraits. It's these few, though (of which Madonna reportedly owns at least three), that loom "iconic' in the public imagination, notes Dot Tuer, the Ontario College of Art and Design University professor who curated the AGO exhibition. And Rivera? To many these days, he's a Norman Maine of sorts to Kahlo's Esther Blodgett, "cast," as Tuer has written, "in a minor role as Kahlo's much older and philandering husband."



    Tuer, though, is convinced that both Rivera, for all his relative neglect, and Kahlo, for all the mania she's inspired, are secure as titans of 20th-century art, impervious finally to the rhythms of fad and fashion. If Kahlo to contemporary eyes seems more "of the moment" than her earnest husband, it's less a function of Kahlo's raw, often poignant, sometimes enigmatic imagery (and their depictions of female victimhood) than her intuitions about glamour and celebrity. "Creating a persona was very important for how Frida could be in the world," Tuer explains. "And she did these constructions of identity not just through her paintings – which were really personal – but especially through photography."
    Kahlo's German-born father was a professional photographer. He trained his daughter as both photographer and dark-room technician. She made paintings from photographs. And perhaps most importantly, Kahlo knew how to address, and, in her traditional Tehuana attire, dress for the camera. "This idea to create a persona through self-portraiture and photographs – who does that remind you of? Andy Warhol, yes? And Cindy Sherman," says Tuer.
    Yet for all Kahlo's cachet and prescience, Tuer's exhibition treats wife and husband "very democratically," focusing on the dynamic, "the story" between the artists rather than ghettoizing Rivera's art to one section and Kahlo's to another. What's tricky about this chronological/synchronistic approach, Tuer remarks, is that while it honours the creative, romantic and political passions of the duo, both of whom were ardent, life-long communists, "you have Rivera who's at the height of his powers [in the 1920s and early 1930s] when he meets Frida and you have Frida who produces most of her signature work between 1940 and 1945, '46.... So how do you put that together, how do you simultaneously create a story and honour the art?"
    "The reason I wanted to shape it as a story," Tuer continues, "is also to introduce visitors who either know nothing about Frida Kahlo or just know about her unibrow to a sense of the complexity and the multifaceted relationship she and Rivera both had to Mexico, to revolutionary politics." Admittedly, a lot of visitors are going to come almost exclusively for the Kahlos but Tuer hopes the exhibition will make them realize "you can't think of Frida without Diego; they're completely intertwined and they're more intertwined artistically than people imagine."
    Asked if perhaps Rivera's reputation might have been better served had he stayed in Europe (where he went to study in 1907 and stayed largely without interruption until 1921) and not returned to Mexico in the wake of the 1910-1920 revolution, both Tuer and Phillips Olmedo firmly answer in the negative. "Far from hurting Rivera, the Mexican Revolution made him as a painter, made him a great historical figure," Tuer avows. "If he had stayed in Europe he would have been a very fine painter [but] a minor footnote in the history of Cubism. Not because he's not as good a painter as any of the Europeans but it's how Western art history is written and how it writes Latin American art history out of art history."
    "Yes, right at this very moment, maybe Frida is having her cult moment in the sun. Celebrity can be fickle that way – but history," notes Tuer, "is long," Elevations and declines, rehabilitations and revisions are its constants.
    Frida & Diego: Passion, Politics and Painting is at the AGO in Toronto from Oct. 20 through Jan. 20, 2013, and at the High Museum of Art in Atlanta, Feb. 16-May 12, 2013.